Description
C'est la première fois, en 1969, que Michel Polnareff ne signe ni la musique ni le texte d'une de ses chansons. Et pourtant, sur ce 45 tours dont la face B n'est autre que Tout pour ma chérie, ce slow romantique obtient le même succès que Love me, please love me ou Dans la maison vide. Il faudra attendre la sortie de "Polnarévolution" (1972) pour voir le disque gravé sur un album, et c'est sous ce même nom qu'on retrouve le Polnareff provocateur qui présente son spectacle à l'Olympia ; instruments en plexiglas, costumes de Paco Rabanne et affiche qui fera scandale avec sa photo de l'artiste de dos, travesti et fesses nues. Malgré cette liberté affichée, Michel Polnareff n'en reste pas moins un artiste hypersensible, comme l'évoque ce poétique Tous les bateaux, tous les oiseaux.
Commentaires techniques
Un poème sensible et romantique loge dans cette chanson de Michel Polnareff et c’est autant dans la musique que le texte que l’on peut mettre en valeur cette caractéristique. Toujours accompagnée par des nappes qui se veulent tantôt « océaniques », tantôt intimes, la mélodie principale est harmonisée tout au long de l’arrangement, et chaque pupitre peut interpréter sa part de texte. Les variations de tempo, les glissandi, ainsi que la modulation du refrain final sont des points où la dextérité du chœur (et du chef) est mise en valeur : la justesse rythmique et harmonique est la clé de ces passages cruciaux