Description
En 2005, Camille sort son deuxième album, "Le fil". Une note le traverse de part en part, lien tissé
entre les chansons où les voix occupent une place prépondérante. Chant, choeurs, beatbox,
percussions corporelles : tout le corps est musique et occupe l'espace sonore autour de cette
unique note tenue tout le long de l'album. La chanson Janine y revient à trois reprises, trois
preuves différentes de l'inventivité, de l'étrangeté et de l'humour de Camille qui, grâce à cet
album, s'impose alors dans le paysage musical francophone comme une voie nouvelle et qui va
compter pour les décennies à venir. Note de l'harmonisateur : les choristes se relaient sur la note tenue pour avoir un bourdon en continu pendant
toute la chanson. Les basses, très rythmiques, se font avec des bouches presque fermées, les voyelles ne
doivent pas être appuyées. Les notes marquées entre parenthèses sont facultatives. Cette harmonisation peut se
chanter a cappella, ou avec un soutien rythmique à la basse.
Commentaires techniques
Exercice joyeux que de reprendre en choeur ces chansons interprétées dès l’origine a cappella par la chanteuse Camille. Ici, pas de soprano, tenor ou basse. Homme et femme pourront se mélanger, le choriste chantant l’une des quatre voix (la quatrième ayant un ambitus un peu plus important que les autres) à sa propre octave. Les rôles rythmiques, mélodiques et le bourdon (la note tenue tout au long de la chanson) passent de voix en voix entre Janine 1, 2 et 3 - on peut tout à fait n’interpréter qu’une des trois chansons. Les rôles rythmiques sont précis et souples, comme des basses électriques, et il sera intéressant de faire sonner toutes les onomatopées qui parcourent cette harmonisation. L’équilibre sonore entre les quatre voix est essentiel pour retranscrire l’inventivité et la folie du texte et de la mélodie teintée de blues de Camille.